Le 2 février 2015, lors d’une réunion à huit clos, Marisol Touraine a présenté les efforts demandés aux hôpitaux à quelques hauts fonctionnaires. Sur les 3 milliards d’économies prévues, 860 millions proviennent de la « maîtrise de la masse salariale », soit l’équivalent de 22.000 postes à supprimer.

Le développement de la chirurgie « ambulatoire »doit générer 400 millions et la réduction des durées d’hospitalisation 600 millions. Le ministère affiche un objectif ambitieux de 57% d’opérations effectuées en ambulatoire en 2017, contre 43 % aujourd’hui, et estime à 15.000 le nombre de « réhospitalisations » qui pourraient être évitées.

Dans un document à usage confidentiel, le « Kit de déploiement régional du plan Ondam à destination des ARS », distribué le mois dernier aux directeurs des agences régionales de santé (ARS), avec mention explicite : « diffusion restreinte », le ministère de la Santé table sur une « maîtrise de la masse salariale » de l’ordre de 860 millions soit l’équivalent de 22.000 postes et 2% des effectifs de la fonction publique hospitalière.

Afin d’y arriver, il est proposé tout un ensemble d’indicateurs et de pistes, comme : « la mise à plat des protocoles de RTT, l’optimisation des dépenses de personnel médical, la réduction des coûts liés à l’intérim médical ».

Selon la FHF (fédération des Hôpitaux de France), ces économies devront être réalisées par une diminution des mensualités de remplacement ou l’embauche de personnels jeunes, donc avec une rémunération moins élevée, lors de départs à la retraite.

Source : SNPI CFE- CGC Santé social